14E BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN DE LYON / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

14e Biennale d'art contemporain de Lyon - Les Mondes flottants

du 20 septembre 2017 au 7 janvier 2018

Doug Aitken, Lara Almárcegui, Laurie Anderson, Hans Arp, Renaud Auguste-Dormeuil, Davide Balula, Robert Barry, Laurent P. & Cyrille Berger, Dominique Blais, Céleste Boursier-Mougenot, Thierry Boutonnier, George Brecht, Robert Breer, Mathieu Briand, Marcel Broodthaers, Richard Buckminster Fuller, Alberto Burri, Alexander Calder, Chim↑Pom, Elizabeth S. Clark, Bruce Conner, Philip Corner, Julien Creuzet, Dadamaino, Julien Discrit, Lucio Fontana, Lars Fredrikson, Susanna Fritscher, Jochen Gerz, Marco Godinho, Brion Gysin, Hans Haacke, Anawana Haloba, Hao Jingfang & Wang Lingjie, Lee Mingwei, Ola Maciejewska, Heinz Mack, Jill Magid, Anna Maria Maiolino, Ján Mančuška, Gordon Matta-Clark, David Medalla, Cildo Meireles, Ari Benjamin Meyers, Yuko Mohri, Peter Moore, Ernesto Neto, Rivane Neuenschwander, Camille Norment, Melik Ohanian, Damián Ortega, Fernando Ortega, Nam June Paik, Christodoulos Panayiotou, Lygia Pape, Ewa Partum, Pratchaya Phinthong, Otto Piene, Philippe Quesne, Terry Riley, Lotty Rosenfeld, Tomás Saraceno, Paolo Scheggi, Shimabuku, Mieko Shiomi, Daniel Stegmann Mangrané, Diana Thater, David Tudor, Darío Villalba, Jorinde Voigt, Apichatpong Weerasethakul, Cerith Wyn Evans, La Monte Young, Héctor Zamora, Icaro Zorbar

Vernissage : le 19 septembre 2017 à 18h

Commissaires d'exposition : Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale, et Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou-Metz

Horaires : du mardi au vendredi, de 11h à 18h, et le week-end de 11h à 19h. Nocturnes jusque 22h, les 29 septembre, 13 octobre, 17 novembre et 15 décembre

Entrée payante : Plein tarif : 16€ (pack entrée + visite commentée) / tarif réduit : 9€ / gratuité. Le billet donne accès une fois à chaque lieu d’exposition Mondes flottants et à l’exposition Rendez-vous 17  pendant toute la durée de l’exposition

Lieux : Musée d'art contemporain de Lyon / la Sucrière - 47-49, Quai Rambaud 69002 Lyon / Le Dôme - Place Antonin Poncet 69002 Lyon

Site internet de la Biennale de Lyon

L'IAC présente, dans le cadre de la Biennale, l'exposition Rendez-vous 2017

Depuis sa création en 1991, Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale de Lyon, propose à chaque commissaire invité de réfléchir à un mot donné pour trois éditions. La Biennale de Lyon 2017 est le second chapitre d’une trilogie autour du mot "moderne", et c’est avec ce mot que Thierry Raspail a invité Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou-Metz, à imaginer cette 14e édition, à la Sucrière, au macLYON et au dôme - place Antonin Poncet.

Les Mondes flottants
75 artistes du monde entier vous ouvrent les portes de leurs mondes flottants pour une expérience multi-sensorielle inédite. Images et sons vous plongent dans un univers parallèle où la légèreté et l'impermanence du monde se côtoient. Lyon, la ville aux deux fleuves, vous invite à ralentir et lâcher prise pour contempler l’autre côté de la modernité.

C’est dans le contexte d’une mondialisation galopante générant une constante mobilité et l’accélération des flux, cette "liquidité" du monde et des identités analysée par le sociologue Zygman Bauman, que la Biennale explore l’héritage et la portée du concept de "moderne" dans la création actuelle, selon la définition qu’en fit le poète Baudelaire, qui envisage le moderne comme "le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art dont l’autre moitié est l’éternel et l’immobile". La Biennale se déploie comme un paysage mobile et atmosphérique en expansion, qui se recompose sans cesse, à l’image de certains chefs-d’oeuvre de la modernité provenant, dans le cadre des quarante ans de l’institution, du Centre Pompidou - Musée national d’art moderne, tels que la partition aléatoire de formes suspendues dans l’espace de Calder, ou les peintures de Fontana ouvrant sur des cosmogonies infinies. Le "White Cube" se fissure, se mue en organisme, en une constellation, où de Jean Arp à Ernesto Neto, de Lygia Pape à Daniel Steegman Mangrané, l’art et l’espace se biomorphent, s’ouvrent sur des projets qui remettent en cause l’abstraction de la modernité européenne afin d’en réévaluer la portée, à l’échelle du monde. A l’image de la voile blanche "White Wide Flow" de Hans Haacke ou les cerfs-volants de "Let’s Make Cows Fly" de Shimabuku, les "Mondes flottants" de la Biennale de Lyon sont traversés par le vent des soulèvements libertaires, des fulgurances poétiques et déflagrations esthétiques contemporaines.

Shimabuku, When sky was sea, 2002 © Shimabuku et Air de Paris