CENTRE D'ART CONTEMPORAIN LA HALLE DES BOUCHERS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Alessandro Piangiamore, La Chair des choses (Dans la poussière, les abeilles et le pétrole font la lumière)

du 17 novembre 2018 au 27 janvier 2019

Vernissage : le 16 novembre 2018 à 19h

Commissaires d'exposition : Marc Bembekoff et Xavier Jullien

Horaires : du mercredi au dimanche, de 13h à 18h

Entrée payante : tarif plein : 3,5€ / tarif réduit : 3€ / gratuité

Structure : Centre d'art contemporain La Halle des bouchers

Site internet de la Halle des bouchers
Site internet de l'EAP Madeleine-Lambert
Site internet d'Alessandro Piangiamore 

Exposition en deux volets co-organisée avec l’Espace arts plastiques Madeleine-Lambert, vernissage à Vénissieux le 15 novembre à 18h30

Alessandro Piangiamore (né en 1976, vit et travaille à Rome) développe une pratique où les sphères du sensible et de l’esprit se croisent inlassablement, dans une tension constante où l’incertain et l’imaginaire jouent un rôle parfois décisif. Qu’il propose des images composites assemblées à partir de cartes postales anciennes et de coraux, ou des sculptures façonnées par le vent, l’artiste déjoue les règles du jeu en y adjoignant une dimension à la fois conceptuelle et poétique.

Se déployant à l’Espace arts plastiques Madeleine-Lambert (Vénissieux) et au Centre d’art contemporain La Halle des bouchers (Vienne), cette double exposition tire parti du contexte patrimonial, historique et culturel propre à chacun de ces deux lieux. La pratique protéiforme d’Alessandro Piangiamore est habitée par la dualité : l’immatériel et le tangible, la maîtrise et l’aléatoire, le Divin et la Nature s’entremêlent constamment. À Vienne, l’artiste présente la suite de sa série La cera di Roma(développée depuis 2012) : un ensemble de grands panneaux abstraits et colorés, dont la matière première est une cire issue de cierges récupérés à la cathédrale Saint-Maurice de Vienne. Il a fondu cette cire en vue de la couler dans des moules pour former de grands blocs abstraits rectangulaires. Véritable projet processuel, ces plaques annihilent la fonction initiale et le sens premier de ces bougies sensées être allumées à la dévotion et à la liturgie. En complément, une grande installation occupe le centre de l’espace de La Halle des bouchers : jouant avec la minéralité des piliers, Alessandro Piangiamore a recouvert le sol de différents sables qu’il a récoltés en Sicile, créant ainsi un grand tapis abstrait.