L’ASSAUT DE LA MENUISERIE / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // LOIRE

Émilie Perotto, Il n’existe pas d’endroit semblable à notre maison

du 16 juin au 13 juillet 2018

Vernissage : le 15 juin à partir de 18h

Horaires : du mardi au vendredi de 15h à 19h, le samedi de 14h à 18h, et sur rendez-vous, fermeture les jours fériés

Entrée libre et gratuite

Structure : L’Assaut de la menuiserie

Site internet de L’Assaut de la menuiserie
Site internet de Documents d'artistes 

Exposition organisée avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Saint-Etienne, la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, Radio Dio, .CORP

L’exposition Il n’existe pas d’endroit semblable à notre maison rassemble des sculptures de petites dimensions, à l’échelle du corps. Ces sculptures trouvent abri dans notre appartement, en s’immisçant dans les coins. Vivre avec elles permet d’en éprouver leur nécessité d’existence. Dans notre foyer elles n’ont aucune fonction, outre celle d’apporter leur simple présence. Elles soulignent celle des objets quotidiens, ainsi que les rapports que nous entretenons avec eux.


Dans les expositions, ces sculptures changent d’état. Un peu comme des chats de concours, qui vivraient leur vie paisible à la maison, mais qui dévoileraient l’entièreté de leur potentiel en compétition. Ces sculptures domestiques, en exposition, laissent percevoir le maximum de leurs formes, de leurs textures, de leur luminosité. Les relations qui se tissent entre elles semblent plus claires, grâce à l’espace vide qui les entoure. Cet espace agit paradoxalement comme un liant, au contraire de l’espace domestique qui, saturé, rend plus difficilement perceptible les récits éventuels dont elles pourraient être les indices.

À L’Assaut de la menuiserie, certaines sculptures domestiques existeront à l’état de prototype, d’autres seront pleinement abouties. Cet ensemble contrasté mettra en évidence leur processus de fabrication : les différentes étapes de transformation que subissent les sculptures par les passages d’un matériau à un autre, puis encore un autre, érodent la forme première, et ne laissent au final qu’une concrétion de matières, de déplacements et de temps.