LE MAGASIN DES HORIZONS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Je marche donc nous sommes

du 26 avril au 14 octobre 2018

Avec Francis Alÿs, Trisha Brown, Pamina de Coulon, Pauline Delwaulle & Sébastien Cabour, Fabian Foort, Marco Godinho, ICI-MEME Grenoble, Katia Kameli, Corita Kent, Anthony Merlaud & Thibaut Lecront, Anne-Marie Louvet, Bastien Mignot, Bruno Moyen, Jean-Christophe Norman, Yoko Ono, Patricio Pardo, Johanna Rocard, Michel Sempruch, Beatriz Toledo & Carolina E. Santo, Endre Tot, Anne-Sophie Turion & Pia de Compiègne

Vernissage : le 26 avril 2018, de 18h à 22h

Horaires : du mercredi au dimanche, de 14h à 18h

Entrée payante : tarif plein : 4€ / tarif réduit : 2,5€ / gratuité

Structure : Le MAGASIN des Horizons

Site internet du MAGASIN

Merci aux artistes, aux association Mémoires en chantier et Le Fil Rouge, à l’Institut Histoire Sociale de Saint Martin d’Hères, aux Archives Municipales d’Echirolles, au Musée dauphinois, à la Galerie Joseph Allen (Paris) et au Frac PACA pour leurs aimables prêts.

Le MAGASIN des Horizons continue sa longue marche. Le centre d’art propose un nouveau volet de son vaste projet rhizomique -L’ACADEMIE DE LA MARCHE- dans ses propres locaux sis Site Bouchayer-Viallet. La proposition JE MARCHE DONC NOUS SOMMES décline le versant revendicatif de la marche et examine la manifestation, le défilé, la parade dans ses aspects matériels, historiques et prospectifs. Une nouvelle occasion, après les BIVOUACS hivernaux, de croiser les perspectives. Travaux d’artistes transdisciplinaires, images d’archives et performances marchées sur le territoire forment un ensemble complet qui laisse place aux artistes tout en rendant visible l’extraordinaire créativité des citoyens engagés.

Si la manifestation emprunte dans sa forme aux cortèges processionnels, religieux, corporatifs et festifs, elle s’invente avec le développement urbain et l’invention de la rue, et se développe aujourd’hui dans une forme actualisée sur les réseaux sociaux. Que cela soit sur le net ou dans la rue, l’expression revendicative prend forme par nombre d’éléments visibles et créatifs : banderoles, pancartes, chants et slogans… L’humour et la dérision vont de pair avec ces grands et petits rassemblements. Tout est bon pour se faire entendre et surtout voir.

Ainsi mise en perspective, les images d’archives issues de fonds publics comme
privés (notamment de photographes grenoblois militants) viennent illustrer l’extraordinaire créativité et réactivé des grenoblois.es. Depuis 1906 date d’une manifestation de travailleuses de la soierie à Voiron jusqu’aux manifestations féministes de l’automne dernier en passant par la Marche des Handicapés méchants en 1979, l’histoire de cette ville est émaillée du souvenir de ces grands rassemblements. Venant souder la communauté, la marche revendicative est assurément un antidote à l’individualisme et un acte de résistance à l’esprit du temps : l’accélération ! [...]

© D.R.