CENTRE D'ART BASTILLE / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Jeanne Susplugas, She's lost control again

du 29 avril au 24 juin 2018

Vernissage : le 28 avril 2018, de 18h à 21h

Horaires : du mardi au dimanche, de 11h à 18h

Entrée payante : 1€

Structure : Centre d'art Bastille

Site internet du Centre d'art Bastille
Site internet de Jeanne Susplugas
Lien vers la contremarque pour le vernissage

Cette exposition est réalisée grâce au soutien de la Ville de Grenoble, de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes, de la Région Auvergne Rhône-Alpes, du Conseil départemental de l’Isère, de la Régie du téléphérique et de fonds privés grâce aux mécénats d’entreprises et de particuliers. Nous remercions Jeanne Susplugas

She’s lost control again est la première exposition personnelle de Jeanne Susplugas à Grenoble. Au Centre d’art bastille, elle présente un ensemble d’œuvres qui permettent d’appréhender les différentes facettes de son travail.

L’œuvre de Jeanne Susplugas s’articule autour de l’enfermement, de la souffrance discrète que secrète la vie domestique ou familiale, des addictions. Sa démarche fait souvent appel aux récits ou aux histoires personnelles, qu’elle collecte pour mieux ausculter les maux de la société. Explorant la figure de la maison, du foyer, entendu à la fois comme lieu de protection contre un monde extérieur potentiellement hostile, et comme lieu de repli sur soi, de claustration, voire de huis-clos et de violence, Jeanne Susplugas se penche aussi sur le motif du médicament qui, anxiolytique ou barbiturique, vient former un contrepoint à cette souffrance discrète en même temps qu’elle en constitue la métonymie.
Loin d’être démonstratif, le travail de Susplugas entretient un rapport en apparence ténu avec ce qu’il énonce, et présente le plus souvent une forme minimaliste, dont les corps sont presque toujours absents. Ses œuvres semblent neutres, voire séduisantes ou ludiques au premier abord, et il faut les approcher, au sens propre comme au sens figuré, pour pouvoir observer le message qu’elles délivrent. C’est ce qui leur donne toute leur dimension, et permet de renforcer l’idée selon laquelle derrière les surfaces ou les façades lisses, peuvent se dissimuler la souffrance ou l’addiction.

Vue de l’installation Flying house de Jeanne Susplugas à la Maréchalerie-Centre d’Art/ENSA-V, Versailles, 2017, Courtesy de l’artiste, Crédit photo: Eduardo Serafim