LA HALLE - CENTRE D'ART DE PONT-EN-ROYANS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Naming and necessity

du 25 septembre au 1er décembre 2018

Rémi Bergé, Camille Bondon, Camille Llobet, François Mazabraud, Raphaël Tiberghien, Adrianna Wallis, Lucy Watts, Zohreh Zavareh

Vernissage : le 22 septembre à 18h

Horaires : les mardi et vendredi de 16h à 19h, et les mercredi et samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h, et sur rendez-vous les autres jours

Entrée libre et gratuite

Structure : La Halle - Centre d'art de Pont-en-Royans

Site internet de la Halle

Cette exposition collective réunit huit artistes, d’horizons variés, autour d’une thématique commune : celle du langage et de la parole. Il n’est pas anodin de présenter cette exposition à la réouverture de la Halle, c’est-à-dire dans un lieu qui a une nature double où les visiteurs des expositions sont aussi les lecteurs de la médiathèque.

Protéiformes, les œuvres montrées abordent de manières complémentaires la question du langage comme forme d’expression et d’interaction entre les individus. Effectuant un petit glissement de sens par rapport au texte de Saul A. Kripke – qui donne le titre à l’exposition et qui énonce une fonction purement analytique et logique du langage- ; les œuvres présentées détournent et transforment la langue et les signes pour créer un espace de communication autre. Il s’agira de montrer des œuvres où la parole, les sons et l’écriture ne présentent d’autre nécessité que celle du sensible.

Dans certaines œuvres la langue sera l’instrument d’une communication manquée et pour autant significative (François Mazabraud et Zohreh Zavareh). Ailleurs, le sens sera purement visuel. Ainsi Rémi Bergé jouera avec les grilles typographiques et les mots. Autre part, ce seront les mots et leurs significations à être des outils de séduction et manipulation de masse (Lucy Watts). En écho à l’architecture troglodyte des salles, Zohreh Zavareh et Raphaël Tiberghien proposent, de façons différentes, des signes hors du temps (presque ancestraux) à déchiffrer sur les parois du centre d’art. Camille Llobet montrera deux langages non verbaux, opposés et en relation à la fois, alors qu’Adrianna Wallis nous donnera à entendre les voix les plus intimes d’anonymes dans la rue. Enfin, les récits participatifs et évolutifs de Camille Bondon prendront forme pour une durée précise et unique.

Si la philosophie du langage et l’art conceptuel sont des références sous-jacentes aux thèmes traités, l’exposition n’a pas pour vocation à donner forme à des concepts, mais plutôt de montrer une alternative perceptible, parfois engagée, parfois ironique, voir ludique, des mots et des idiomes.