LA HALLE - CENTRE D'ART DE PONT-EN-ROYANS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Nicolas Daubanes, S’ils avaient pu, ils auraient emporté la lumière et l’eau

du 11 juin au 31 août 2019

Vernissage :  le 8 juin 2019  à 18h

Horaires : les mardi et vendredi de 16h à 19h, et les mercredi et samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h, et sur rendez-vous les autres jours

Entrée libre et gratuite

Structure : La Halle - Centre d'Art de Pont-en-Royans

Site internet de la Halle
Site internet de Nicolas Daubanes 

L’exposition est réalisée avec la complicité du Musée départemental de la Résistance du Vercors, Vassieux-en-Vercors et du Mémorial national de la prison Montluc, Lyon

Nicolas Daubanes s’intéresse à des situations de coercition et aussi de survie dans des contextes souvent extrêmes, aux marges, délaissés, ou encore, en dehors des règles établies : prisons, centres de rétention, hôpitaux... Son travail se développe à la frontière de la révolte et de lacontrainte. Récemment, l’artiste a initié un corpus d’œuvres s’articulant autour de la vie des maquisards et plus généralement sur la Résistance pendant l’Occupation.

Au printemps 2019, dans la continuité de ces recherches et pour approfondir cette réflexion en contact direct avec le territoire du Vercors, l’artiste est invité en résidence à Pont-en-Royans pour créer des œuvres en lien avec cette page de l’Histoire locale et (trans)nationale.

L’exposition à la Halle proposera une approche inédite du sujet par le prisme du paysage. Nicolas Daubanes travaillera en particulier sur les liens entre la nature du massif montagnard, beau et aussi dangereux, et ces mêmes sites comme lieux de combat, d’urgence, de mort...

La démarche artistique se nourrira d’une réflexion historique. L’artiste puisera dans les archives locales, détournant subtilement la nature immuable et figée des documents, des photographies, pour créer des formes ouvertes, en devenir.

À travers les objets singuliers et les récits multiples et contrastants qui nous sont parvenus, c’est aussi la question de la véracité, de la transmission et de l’artefact qui est posée.  Alternant des images contemplatives et d’autres abruptes, des dessins et des volumes, l’exposition proposera un parcours progressif des lieux qui ont été le décor de cette Histoire et de cette Mémoire, mais elle ouvrira également sur un postulat plus universel, lyrique et terrible à la fois : celui du sentiment de sublime et de la nécessité de la lutte.