IMAGESPASSAGES - ASSOCIATION D'ARTS VISUELS ET NUMÉRIQUES CONTEMPORAINS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // HAUTE-SAVOIE

Projection "Lunch Time" - imagespassages

le 26 mai 2018 de 14h à 20h 

Entrée libre et gratuite

Lieu : Le Brise-Glace - 54 bis Rue des Marquisats 74000 Annecy 

Site internet d'imagespassages
Site internet du Brise-Glace

À l'occasion de la 10ème édition de JAPANNECY, journée culturelle 100% Japon au Brise-Glace, imagespassages présente la vidéo Lunch Time de Jean Luc Vilmouth & une programmation de vidéos d’artistes japonais dans un des studios, en boucle (Momoko Seto, Planète infinie, une oeuvre en VR (équipement casques réalité virtuelle, avec le soutient d’Hyperfiction, Annecy ; Yuki Kawamura avec Play at dusk, Jour de rêve, SlideTagaki Masakatsu avec Light pool).

Réalisation : Jean-Luc Vilmouth. Production : Mobiles, J-L. Vilmouth. Participation : Ministère de la Culture et de la Communication (CNAP), FNAGP, Tohoku University of Art and Design, Fondation franco-japonaise Sasakawa.

"Un an après le tsunami de 2011, à l’initiative de l’artiste Jean-Luc Vilmouth, quelques habitants du bourg de Yamamoto se retrouvent pour déjeuner. Chacun prépare un plat et la table est dressée sur un immense terrain nu que l’on imagine balayé par le cataclysme. Au cours du repas, ils évoquent la catastrophe, les bouleversements qu’elle a suscités et l’incertitude de vivre dans un secteur affecté par la radioactivité.

 C’est une forme d’exutoire, mais également une tribune, que Jean-Luc Vilmouth, entouré d’une équipe d’étudiants japonais, offre à ces victimes du tsunami. Un acte à la fois documentaire et social, organisé autour de la convivialité d’un repas. Les habitants de Yamamoto, ayant vu leur quartier et la nature environnante détruits par la mer, ne s’étaient plus réunis. Au milieu d’un paysage dévasté, vaste plaine mêlée de déchets, clairsemée de quelques bâtiments en ruine, ils racontent le jour où ils ont vu les vagues déferler, la terreur et la survie, les affres du relogement, la décomposition des habitudes et de la vie collective. Mais si la vie reprend malgré tout, la nature qui refleurit donnant l’exemple, l’espoir ne saurait tout à fait renaître : comment envisager l’avenir dans un environnement contaminé par la radioactivité ? À la catastrophe naturelle s’ajoute le désastre écologique de Fukushima, dont personne, pas même les autorités, ne sait mesurer les conséquences."


Sylvain Maestraggi