GALERIE VRAIS RÊVES / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Au gré du Temps

du 12 septembre au 31 octobre 2020

René Basset, Bernard Lanteri

Vernissage : le 11 septembre 2020 à partir de 18h

Horaires : du mercredi au samedi, de 15h à 19h

Entrée libre et gratuite

Structure : Galerie Vrais Rêves

Site internet de la Galerie Vrais Rêves
Site internet de Bernard Lanteri

La Galerie Vrais Rêves fête cette année son 40ème anniversaire, suite à la création en octobre 1980 de l’association Vrais Rêves par un collectif de photographes et de personnes passionnées par cette forme d’Art. 

Nous présenterons des travaux de deux artistes qui ont croisé notre histoire. Tous les deux ont présenté dans notre Galerie des travaux une ou plusieurs fois. Cet ensemble d’images matérialise le temps d’existence de Vrais Rêves.

Le premier auteur, René Basset, est connu à Lyon dans des domaines multiples, tout d’abord dans le domaine artistique et personnel, le second dans le registre publicitaire. Le domaine artistique a été confirmé par l’obtention du prix « Niepce » de Gens d’Images en 1958, sorte de Goncourt de la photographie, après ceux de Jean Dieuzaide en 1955, Robert Doisneau en 1956 et Denis Brihat en 1957. Ces trois derniers auteurs sont depuis connus internationalement alors que René Basset, resté à Lyon, tout comme Jean Dasté à Saint-Étienne, ont fait leur carrière en province uniquement. Cet auteur a été présenté fin 1980 ou début 1981 au 8 de la rue Belfort, le premier siège de l’association. Petit clin d’œil à, et pour, ce photographe né à la Croix-Rousse, qui aura son 101ème anniversaire au cours de cette exposition. Son travail personnel très photographique et de qualité n’est pourtant pas directement issu de la photographie humaniste mais bien né d’une tentative de recherche, d’expérimentation ce que nous valorisons fréquemment par nos choix artistiques. 

Au sous-sol de la galerie nous présenterons Bernard Lanteri, un photographe qui participe lui aussi à des expérimentations dans le domaine photographique. Il est plus proche d’un artiste plasticien que d’un photographe car chaque œuvre est unique et obtenue par une sorte de chorégraphie de ses outils lumineux qu’il déplace sur sa feuille blanche. Aucune référence directe à une quelconque trace de l’existant. Comme l’écrivait si bien Bernard Cathonnet : « Ici, aucuns effets narratifs, aucun intellectualisme abscons ne viennent perturber une recherche pure, à la fois plastique et psychanalytique. Ombres et lumières de l’âme sont ainsi mises à jour, remettant à nue une mémoire profondément enfouie, notre mémoire. Cela bouleverse, questionne et nous contraint à un perpétuel et enrichissant dialogue entre nous-même et ses images. Et la puissance du travail plastique ajoutée à la qualité purement photographique de ses tirages ne peut que confirmer la rigueur de sa démarche et la force de son propos. Par ses séries d’images, Bernard Lantéri a réalisé une œuvre au sens plein de terme, une œuvre parfaitement aboutie jusqu’à l’accomplissement et qui laissera une trace dans l’histoire de la photographie. »