GALERIE TATOR / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Confins

du 4 juin au 30 août 2020

Jennetta Petch & Szymon Kula, Sarah Duby, Alisha Wessler, Félix Lachaize

Inauguration publique : le 2 juillet 2020, de 16h à 21h

Vitrine visible 24/24h, 7/7j

Sur rendez-vous, possibilité d'accueillir du public en extérieur pour une médiation et/ou la rencontre d’un/des artistes (maximum 10 personnes, médiateur et intervenants compris), port du masque obligatoire.

Structure : Galerie Tator

Site internet de la Galerie Tator
Site internet de Cargo Collective (Jennetta Petch & Szymon Kula)
Site internet de Sarah Duby
Site internet d'Alisha Wessler
Site internet de Félix Lachaize

Exposition des oeuvres produites par les résidents de la Factatory en période de confinement.

Fabriqué sur terre par des humains, 
Texte de Simon Feydieu

Dans ces grands films du genre science-fiction, les explorateurs des confins de la galaxie expérimentent les affres d’un huis-clos dont l’alternative est le vide et le dénouement souvent la mort. Le huis-clos ne se passe pas entre cour et jardin mais dans un vaisseau ou une capsule. Tout objet plongé dans un espace indéfini, sans échelle, sans figure humaine, isolé de son contexte connu prend une dimension sculpturale. Des ailes, des paraboles, des prismes, un fuselage, une lentille rouge, parfois des fragments de bêtes qui tentent de se soustraire au regard. L’optique empreinte à l’abstraction. L’astrologie, la biologie, la robotique et l’anthropologie véhiculent nos fantasmes.

Survivre confiné demande une aptitude à composer avec les moyens du bords. Répertorier ce qui est à disposition, produire le nécessaire en combinant des éléments restreints. Un morceau de savon, un crayon, un bout de corde. Un canon à plasma. Enfiler une cagoule, une combinaison. Être créatif. Tenir bon. Pour le film «High Life» (2018) au casting international, la réalisatrice française Claire Denis a fait appel aux services de l’artiste néerlandais Olafur Elliasson pour la conseiller dans le design d’un vaisseau à la silhouette géométrique étonnamment austère et minimaliste, d’une installation végétale brumisée, des patrons de combinaison spatiale, d’une sculpture
érotique dérangeante, des fonds stellaires irisés..... Le recours à l’expertise d’un artiste contemporain est si rare que cette initiative mérite d’être félicitée. L’artiste aime à s’inspirer dans ses créations de technologies de pointe et de phénomènes naturelles et scientifiques. La fiction ne s’embarrasse pas à développer les fonctions et l’autonomie des accessoires, la surface des choses prédomine. Derrière un écran, derrière une vitre, il faut du vide et de l’imagination. [...]

Visuel extrait du film "High Life" de Claire Denis, 2018