LE VOG / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Delphine Balley, Charivari

du 5 novembre 2019 au 11 janvier 2020

Vernissage : le 5 novembre 2019 à 18h30

Horaires : du mercredi au samedi de 14h à 19h

Entrée libre et gratuite

Structure : Le VOG

Site internet du VOG
Site internet de Documents d'artistes Auvergne-Rhône-Alpes

Exposition organisée dans le cadre du Mois de la Photo porté par la Maison de l'Image et en résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon 2019

Delphine Balley est née en 1974. Elle vit et travaille à Saint-Jean-en-Royans. Son univers se décline principalement sous forme de séries photographiques qui s’intéressent à la mémoire personnelle ou collective. Ses images sont mises en scène de manière très minutieuse et font ressortir un sentiment "d’inquiétante étrangeté" qui interpelle et questionne notre quotidien.

Au Vog, l’artiste présentera son film Charivari, qui s’articule autour du rite ancestral du carnaval ou de la mascarade. Mais aussi, une série de photographies, qui viendront prolonger le film en détaillant les scènes de rituels sous forme de portraits ou de natures mortes.

D’un point de vue anthropologique, le cycle de la mascarade ou du carnaval pourrait débuter par une chasse maudite dans les cieux. Ce mythe populaire Européen attribue des origines terribles aux bruits nocturnes que l’on entend dans les airs : on a longtemps cru qu’ils étaient produits par une chasse provenant du monde de l’invisible. Le carnaval se situe pendant l’hiver. Le sol étant gelé, les morts sont conservés dans des cabanes en attendant de pouvoir être enterrés et de passer dans le monde de l’au-delà. Les terres ne sont plus cultivables et les animaux se font plus rares. A cette période, la frontière entre le monde des morts et celui des vivants devient poreuse. Le carnaval est ce moment précis où l’Homme organise un chaos, un charivari pour contrer le désordre naturel. Les identités se mélangent ( homme-animal, homme-femme). Les individus font du vacarme, c’est un moment de confusion où tout est déconstruit. Une fois que le soleil est revenu et que les morts ont retrouvé leurs places sous terre, on espère à l’issue de ce cycle calendaire, un retour à la normale. C’est-à-dire, le retour du gibier, et des terres cultivables jusqu’alors emprisonnées sous le manteau neigeux.

Delphine Balley, Souffler dans les vessies, série CHARIVARI, 2019, 140 x 110 cm