MUSÉE D'ART MODERNE ET CONTEMPORAIN DE SAINT-ÉTIENNE MÉTROPOLE / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // LOIRE

Entrare Nell'Opera / Entrer dans l'oeuvre : actions et processus dans l'Arte Povera

du 30 novembre 2019 au 3 mai 2020

Giovanni Anselmo, Alighiero Boetti, Pier Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Eliseo Mattiacci, Mario Merz, Marisa Merz, Giulio Paolini, Pino Pascali, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto, Emilio Prini, Gilberto Zorio

Vernissage : le 29 novembre 2019 à 18h30

Commissaire d'exposition : Alexandre Quoi, Responsable du département scientifique du MAMC

Horaires : tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h. Ouvert tous les jours pendant les vacances scolaires de la zone A. Fermetures exceptionnelles : 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre et 25 décembre.

Entrée payante : tarif plein : 6,5€ / tarif réduit : 5€ / gratuité

Structure : Musée d'Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne Métropole

Site internet du MAMC

Exposition organisée en coproduction avec le Kunstmuseum du Liechtenstein

La formule art pauvre fut initialement empruntée au vocabulaire du théâtre de Jerzy Grotowski par le critique Germano Celant. Son exposition légendaire Arte Povera + Azioni Povere, organisée en 1968 en Italie, à Amalfi, posait d’emblée la nécessité de l’action, au cœur des préoccupations de cette quinzaine d’artistes. 

Il s’agissait pour eux de rejeter la valeur traditionnelle de l’œuvre et une technique unique, pour offrir des expériences collaboratives, des gestes et des attitudes, plutôt qu’un objet à contempler. Une démarche en résonance avec les revendications sociales et politiques de l’époque. 

Dès ses premières années, l’Arte Povera démontre un engagement soutenu de ses protagonistes avec la pratique de la performance et l’intérêt marqué pour l’interaction entre le corps, la temporalité et l’espace. 

Ces artistes ont ainsi donné naissance à des approches artistiques poétisant la vie quotidienne et affinant le sens du temps dans une tentative d’unir actions éphémères et objets matériels. Leur objectif était d’intégrer autant de formes d’expression que possible, de combiner les arts visuels avec le mouvement dans l’espace et la dynamique événementielle. Le corps et les objets de l’artiste étaient intégrés dans des processus narratifs et des scénarii de mise en situation.

Les artistes affiliés à l’Arte Povera ont toujours cherché à temporaliser le travail et à objectiver l’action. L’interaction entre artistes ancrait leur production dans des manifestations collectives et des actions constituant un trait caractéristique. Le rôle crucial de la participation, essentielle dans l’Arte Povera, a révolutionné le rapport entre l’œuvre, l’espace et le spectateur. L’Arte Povera reste ainsi, près de cinquante ans après son émergence, un art au présent, toujours vivant. 

Giovanni Anselmo, Entrare nell’opera, 1971, Tirage noir et blanc sur toile, Coll. Fundação de Serralves - Museu de Arte Contemporânea, Porto, Portugal. Acquisition 1999. © Giovanni Anselmo, courtesy Archivio Anselmo