LA HALLE - CENTRE D'ART DE PONT-EN-ROYANS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Le réveil du bouquetin

du 11 juillet au 20 septembre 2020

Laura Ben Haïba et Rémi de Chiara

Vernissage : le 10 juillet 2020 à 18h / Finissage : le 20 septembre 2020 à 17h30 à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine

Visible à toute heure, tous les jours

Entrée libre

Lieu : Le Château de l'Arthaudière 38840 Saint-Bonnet-de-Chavagne

Site internet de la Halle de Pont-en-Royans
Site internet du Château de l'Arthaudière
Page Facebook de Super-F97
Compte Tumblr de Rémi De Chiara

Super F-97 est installée dans les jardins du Château grâce à la complicité des Amis de l'Arthaudière et de la commune de Saint-Bonnet-de-Chavagne

Super F-97 est un projet artistique créé en 2019, piloté par Laura Ben Haïba et Rémi De Chiara, né de l'obsolescence, de la désuétude et de la décrépitude de leur automobile déclassée, puis surclassé. 
Super F-97, c'est une Ford Escort 1.6L 16V de 1997 qu'hérite Rémi De Chiara. En 2019, après son échec au contrôle technique, l'auto qui perd son droit à la mobilité est transformée par les artistes : du capot jusqu'au coffre, l'intégralité de la "caisse" se mue en un habitacle d'art contemporain voué à l'expérimentation plastique. Sortie de la catégorie des "véhicules terrestres à moteur", Super F-97 rejoint celle des artists-run-spaces, des micros lieux d'expositions. 

Cette quatrième exposition de Super F-97 est l'occasion d'éprouver sa mobilité et son adaptation temporaire à un autre territoire de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, en changeant de département, passant du Rhône à l'Isère. Accueillie dans le jardin d'un château, elle se positionne au bord d'une terrasse belvédère, au-dessus des noyers, avec un panorama sur le Parc Naturel Régional du Vercors. 
L'exposition adapte le point de vue d'un animal emblématique des montagnes environnantes. Exemplaire de l'espèce du Bouquetin des Alpes, ici disparue et ré-introduite par l'humain, un individu se dresse sur le toit du véhicule, observant son nouveau milieu. Découvrant des pâturages habités par les ombres des rapaces planants dans les hauteurs d'un ciel d'été, il se confronte au dénivelé et à la verticalité des falaises. 

La situation créée par l'installation est une occasion de changer de regard sur le paysage du Royans en prenant les yeux d'un autre mammifère. Par le prisme de ce que nous avons en commun, il s'agit autant d'opérer un décentrement et un décalage de notre propre vision, que d'envisager la manière dont les autres espèces vivantes considèrent nos comportements humains et notre impact sur l'écosystème.