LA HALLE - CENTRE D'ART DE PONT-EN-ROYANS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ISÈRE

Rebecca Digne, La main heureuse

Structure : La Halle - Centre d'art de Pont-en-Royans

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Site internet de l'ADAGP

Cette exposition s'inscrit dans le programme Suite initié par le Centre national des arts plastiques (Cnap) et en partenariat avec l'ADGAP

L’exposition – organisée dans le cadre du programme Suite du Cnap en partenariat avec l’ADAGP – aurait dû ouvrir, dans le centre d'art et au bord de la Bourne, samedi 28 mars 2020. Dans le contexte d'émergence sanitaire actuel, elle est malheureusement reportée. Des nouvelles dates seront communiquées prochainement. À partir de la date initialement prévue pour le vernissage, La Halle va mettre en ligne plusieurs extraits afin de découvrir la démarche de l'artiste et, plus particulièrement, son projet La main heureuse.

Dans le corpus d'oeuvres de Rebecca Digne s'articulent images en mouvement, volumes, installations in situ ou photographies ... Énigmatique et protéiforme, son travail se construit au seuil du tangible et de l'éthéré, dans un espace qui fait émerger une poétique délicate et incisive à la fois. Les questions du territoire et des identités poreuses, de la langue maternelle et du mimétisme, du temps et de la durée sont au coeur de son travail. 

De même, elle porte une attention toute particulière au faire, à la manipulation et aux gestes. La créations d'objets aux matériaux simples, essentiels qui détournent les usages et les savoir-faire artisanaux anciens, relève alors d'une symbolique puissante. L'aspérité des mains filmées et la rugosité de la matière transformée font écho aux grands de la pellicule 16 mm ou Super8 qui captent une action en train de se faire, de manière oblique, sensible. 

Pour son exposition à la Halle, l'artiste poursuit ses recherches commencées pour le film Tracer le vide (2017). Cette oeuvre, inspirée de la biographie de l'artiste, met en scène des hommes et des femmes essayant de lier la côte française à la côte italienne avec un cordage marin. Ce geste, tant vain que poétique, cristallise le lien affectif et essentiel d'un sujet à un territoire. Les images troublent néanmoins les repères. Les plages filmées sont définies par leur charge émotionnelle, symbolique, et non pas politique ou géographique. Ce sont alors les éléments naturels qui accompagnent cette quête silencieuse, en équilibre entre perte et attachement. 

Émanant de ce travail, les nouvelles recherches de l'artiste portent sur les relations spéculaires entre géographie et identité. Marquée par la topographie du village de Pont-en-Royans, Rebecca Digne puise dans ce paysage - caractérisé par l'action de la rivière et la roche - pour créer des oeuvres qui réintègrent des éléments architecturaux et naturels du site. Des sculptures emblématiques s'érigeront dans le centre d'art et sur l'eau en contrebas. Tels des totems ou des outils sans fonction, ces artefacts modifient le paysage environnant tout en présentant une nouvelle image de ces même lieux, transfigurés par ce geste. 

Extraits

Rebecca Digne, Tracer le vide, 2017
Film Super 8 et 16 mm/ Couleur et Noir&Blanc/ 8min, produit grâce au soutien du Centre national des arts plastiques (Cnap)
Lien vimeo : cliquez ici
 
Ce film est le point de départ des recherches de Rebecca Digne pour son projet à la Halle. Cette œuvre, inspirée de la biographie de l’artiste, met en scène des hommes et des femmes essayant de lier la côte française à la côte italienne avec un cordage marin. Ce geste, tant vain que poétique, cristallise le lien affectif et essentiel d’un sujet à un territoire. Les images troublent néanmoins les repères. Les plages filmées sont définies par leur charge émotionnelle, symbolique, et non pas politique ou géographique. Ce sont alors les éléments naturels qui accompagnent cette quête silencieuse, en équilibre entre perte et attachement.

Rebecca Digne, Tracer le vide, tous droits réservés