ESPACE LARITH / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // SAVOIE

Rémy Drouard, Le respect est mort, pourquoi le poignarder encore ?

du 3 octobre au 9 novembre 2019

Vernissage : le 5 octobre 2019 à 11h

Horaires : du mercredi au samedi de 15h à 19h

Entrée libre et gratuite

Structure : Espace Larith

Site internet de l'Espace Larith
Site internet de Rémy Drouard
Site internet de Louise Porte

Exposition organisée dans le cadre de la 4ème édition du Réseau d’expositions de la MAPRAA “12/12/12” - 12 artistes, 12 lieux, 12 départements, et en Résonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon 2019

Rémy Drouard est un artiste qui vit et travaille à Lyon, diplômé des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand en 2015.
Il explique : «Mon père, grand conteur d’histoires en tous genres, m’a appris à apprécier la narration orale, écrite et visuelle. Bas Jan Ader et Peter Land hier ou Fabrice Gallis et Gauthier Hubert aujourd’hui, m’ont conforté et me réconfortent sur l’idée que la chute, l’absurde, la figuration et l’acte incongru, ont un rôle primordial dans notre société. La culture populaire, internet ou bien le banal du quotidien, sont pour moi, une source permanente de création. Peintures, vidéos, performances et installations sont les maillons de la chaine, le moyen d’accrocher le vélo de ma pratique au lampadaire de ma vision de l’art contemporain. J’aime l’idée qu’une création à l’image du théâtre a inévitablement une fin, une chute. Comme un enfant stoppé dans l’attaque fictive d’un avant-poste ennemi, par la voix de sa mère qui, par la fenêtre, le prévient, que le repas est servi : ÀÀÀÀ taaAAAble !»

À l’Espace Larith, Rémy Drouard présente diverses pièces, une salade composée de ses travaux, qu’il a réalisés entre 2015 et 2019. Il raconte : «Une truite éventrée qui fume, une vie de travail à gagner son pain, une poignée de chips balancées au visage de quelqu’un, des jambes au téléphone, dans le jardin un gangster s’enfuit avec le butin, le chandelier tortillonne, une nouvelle cigarette électronique, sur le billard, allongée, Mamie lit, tout ça mis bout à bout fait un joli cadavre exquis. C’est ça, que je veux vous montrer. De toute manière le respect est mort alors autant le poignarder encore.»

Il profite de l’occasion pour proposer à Louise Porte de jouer avec lui sur un accrochage commun en venant ponctuer son imaginaire par des
photographies et dessins. Effectivement le rapport à l’image de Louise a beaucoup aidé Rémy dans le choix des sujets et compositions de
certaines de ses peintures, elle est pour lui une nouvelle paire de lunettes de création, un nouveau livre d’histoires.