ESPACE ARTS PLASTIQUES MADELEINE-LAMBERT / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // RHÔNE

Serge Lhermitte, Puis vint le blanchiment des exosquelettes, fragments

de 14 septembre au 23 novembre 2019

Vernissage : le 13 septembre 2019 à 18h30

Horaires : du mercredi au samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous pour les groupes 

Entrée libre et gratuite

Structure : Espace Arts Plastiques Madeleine-Lambert 

Site internet de la Ville de Vénissieux
Site internet de Serge Lhermitte
Site internet du CRAC Le 19

Exposition organisée en partenariat avec le 19, CRAC et en Résonance avec la Biennale d'art contemporain de Lyon 2019

Pour son exposition personnelle au Centre d’art de Vénissieux, Serge Lhermitte présente de nouvelles œuvres, photographies, sculptures et installations sonores. Co-produit avec le CRAC Le 19, ce projet en deux volets poursuit son axe de recherche et de travail principal : documenter, mettre en lumière et interroger les évolutions de l’organisation du travail.

Il suit ainsi à travers ses œuvres les logiques des modifications du cadre juridique : par exemple avec une série décalée et collaborative intitulée La RTT vous va si bien, ou bien celles induites par les usages et pratiques des salariés ; à Vénissieux avec une installation composée de 80 radios FM portatives Radiola, marque ayant fondé son succès auprès des travailleurs isolés qui rompent ainsi la lassitude.

Produisant aussi des sculptures incluant souvent des photographies, il s’éloigne cependant d’une approche purement documentaire en détournant dans ses œuvres le design utilitaire (avec par exemple un module de sa création, basé sur l’esthétique de la fourgonnette blanche dont la présence sur le territoire s’est accrue avec l’auto-entreprenariat). Il fait également appel à des savoir-faire industriels en métallurgie, parfois en travaillant directement avec des ouvriers de sites emblématiques et spectaculaires (sur le chantier naval de St. Nazaire, au moment de la création du Ministère du redressement productif).

Dans l’exposition, les visiteurs pourront aussi découvrir une nouvelle œuvre, composée de sculptures et de photographies oniriques et intrigantes. Inspirée par l’aube des télécommunications et le télégraphe Chappe, cet ensemble - dont l’esthétique rappelle poétiquement celle des images de la conquête spatiale - explore le devenir de technologies révolutionnaires, historiquement vouées à disparaître à la faveur de nouvelles découvertes.