CHÂTEAU DU PIN / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES // ARDÈCHE

Yankel, Grotesques au jardin

du 8 juin au 2 novembre 2020

Horaires : les visites ont lieu uniquement sur rendez-vous au 04 75 38 05 26 ou contact@chateaudupin.org

Entrée payante : Château et Jardins : 8€ / Château ou Jardins seuls : 5€ / Demi-tarif pour les moins de 12 ans

Lieu : Château du Pin - 150, Chemin du Château du Pin 07380 Fabras

Site internet du Château du Pin

Exposition organisée dans le cadre d'Une Echappée du Parc naturel des Monts d’Ardèche

Le 14 avril 2020, Yankel, peintre, sculpteur, graveur, aurait eu 100 ans. L’hommage prévu par le Département prendra une nouvelle forme. Le château et les jardins du Pin, la Galerie Mirabilia (Lagorce) et le Musée des Vans seront associés à cette célébration que l’artiste avait choisi de baptiser Une saison Yankel, qui inclura aussi exposition de photos de Matthieu Dupont et film documentaire de Christian Tran.

Dans un reportage diffusé sur France 3 en décembre 2019, Yankel dit qu’à 99 ans il cherche toujours. Travailler, toujours, chercher, toujours… Il continue de peindre, de sculpter. "Je me laisse aller à la folie. A 99 ans, je cherche toujours. D'ailleurs j'ai toujours cherché à faire du nouveau, quelque chose qui n'a pas été fait hier". Dans le jardin de sa maison de Labeaume, où il travaille depuis la fin des années 50, ses sculptures composent une sacrée farandole. Neuf d’entre elles seront exposées dans les jardins du Pin. « Grotesques » ? Les titres des œuvres parlent d’elles-mêmes « Eventails », « Par le trou de la serrure », « A la louche », « Faucilles », « Monsieur », « Roue sur pattes », « Spootnik », ou encore « Bleu du Pin » qu’il a choisie pour l’affiche de l’exposition.

Jacques Kikoïne, dit Yankel, est né dans la peinture en 1920 : son père, Michel Kikoïne, compagnon de route de Chaïm Soutine, et d'Amedeo Modigliani, le fait grandir à la Ruche dans une atmosphère d'effervescence, intellectuelle et artistique. Fuyant les persécutions des années sombres, son parcours le fait également travailler à Toulouse, en imprimerie et en gravure. Il devient géologue et part en Afrique en 1949. De retour à Paris, il s'engage définitivement dans la peinture et signe ses premières expositions.
Son œuvre s'affirme dans son goût pour les matériaux de remploi, leur redonnant le sens qu'il aime trouver dans l'art brut. Ces dernières décennies, il assemble des objets apparemment hétéroclites – bois, papiers, métaux – qu'il fait participer à une sublimation du réel, donnant aux productions d'objets du XXe et du XXIe siècles un sens qui force le regard. Les sculptures présentées dans les jardins du Pin (bois, tôle, outils parfois rehaussés de peinture) en témoignent. Les Éditions du Pin publient à cette occasion un livre Une saison Yankel avec des textes de Christian Bontzolakis, Tassadite Favrie, Dominique Thibaud… et Yankel. Et des photos de Matthieu Dupont.

Le port d’un masque est obligatoire. Il revient à chaque visiteur d’en être muni. Du gel hydroalcoolique est à disposition à l’accueil du site.

Yankel, Bleu du Pin